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Violon. Une master-class animée par Jasser Haj Youssef

Jasser Haj Youssef, enseigne aux violonistes du conservatoire.

Jasser Haj Youssef, enseigne aux violonistes du conservatoire.

Le violoniste Jasser Haj Youssef a animé ce week-end, au Conservatoire de musiques et d’art dramatique (Cmad) de Quimper, une master-class. C’est la deuxième fois que ce grand artiste dirige des journées d’études au conservatoire. Il se dit très heureux de séjourner à nouveau dans la capitale cornouaillaise et se réjouit de se produire en concert en mars prochain.

Vous êtes né en Tunisie, racontez-nous votre première rencontre avec le violon ?

Mes parents étaient musiciens, mon père jouait du Oud, était percussionniste, flûtiste. À ma naissance, j’ai reçu un violon. À l’âge de 5 ans, j’ai pris mes premières leçons à Sousse, ma ville natale, puis à Monastir où j’ai suivi les cours de professeurs issus de l’école russe du violon. Elena Pirvu était l’une de mes professeurs. Elle m’a littéralement couvé, elle misait beaucoup sur moi. À 18 ans, j’ai donné mon premier récital avec l’Orchestre national de Tunis. Puis, je me suis installé à Paris.

Pourquoi Paris ? Vous aviez des contacts, des projets ?

Je ne connaissais personne, je parlais mal le français, j’avais deux numéros de téléphone. Mais j’ai vite fait de superbes rencontres comme celles de Didier Lockwood, Barbara Hendricks, Sœur Marie Keyrouz, Miguel Angel Estrella… J’ai exploré tous les styles joués dans de multiples formations. En 2005, J’ai répondu à l’invitation du Roi de Jordanie qui m’a invité à donner un concert à Petra, devant 42 lauréats du Prix Nobel de la Paix. Bill Clinton, le Dalaï-Lama étaient présents.

Votre rencontre avec la viole d’amour est émouvante vous pouvez nous en parler ?

Je voulais un violon à cinq cordes. Le luthier italien Daniele avait fabriqué une viole d’amour pour une amie. Elle m’a donné l’instrument. J’ai tout de suite aimé sa sonorité.

Vous avez dirigé l’Orchestre philharmonique de Paris ?

Ce concert que j’ai dirigé et dont j’ai composé la musique, a exigé un gros travail. Ensuite, j’ai voulu prendre du temps pour moi. J’avais besoin d’être seul, d’écrire, de trouver un sens à ma vie et à donner du sens au sens. C’est ainsi qu’est né « Samai », une pièce inspirée par la musique de Bach et mes influences orientales. J’ai commencé à faire des résidences. J’ai aussi enregistré un CD au château de Chambord et dans une abbaye en Alsace. Aujourd’hui j’essaie de vivre autrement, je suis écrivain, jardinier…

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Mode nuit… Article original

Source Télégramme Quimper

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