Roland Nadaus. Un poète inspiré par la vie

Les mots s’épanouissent dans le décor ancien.

Les mots s’épanouissent dans le décor ancien.

Roland Nadaus était, jeudi soir, l’invité des Rendez-vous de Max. Dans le cadre de l’ancienne maison de Max Jacob, il a fait partager ses poèmes en vers ou en prose. En guise de mise en bouche, Louis Bertholom, Marie-Josée Christien et Gérard Cléry, organisateurs de cette soirée, ont lu quelques poèmes reprenant le thème de l’Invention, histoire de familiariser le public à l’écriture du poète.

Gérard Cléry a ensuite présenté, plus en détail, l’œuvre de Roland Nadaus. Il a brièvement retracé les étapes de son long parcours politique en insistant sur ses actions en faveur de la poésie. Reprenant la parole, ce dernier a puisé dans son œuvre et a lu ces poèmes tirés de son recueil « Un cadastre d’enfance ». L’un d’eux, d’une brûlante actualité, évoque l’abbé Pierre et le mal-logement. Le poète évoque ces maisons rudimentaires au toit de tôle : « Il faisait froid l’hiver… Qui a prétendu que l’enfance était l’âge de l’innocence et le plus charmant de la vie ? ».

Visiblement, Roland Nadaus trouve son inspiration dans sa vie. Il lit un texte déchirant parlant d’un viol et de ceux qui en ces années 40 crevaient de faim. Dans « La Soupe aux vers de terre », il raconte l’histoire d’une femme victime d’un inceste, rapproche ses malheurs de ceux du Rwanda, de la cruauté des Talibans. Un autre poème est une supplique envers sa femme : « Ne meurs pas », l’implore-t-il dans un autre poème très émouvant.

Une fibre écolo

La nature et en particulier le bocage mayennais nourrissent sa fibre écolo et sa plume. Voilà qu’après avoir vu le paysage se transformer, il plaide pour les arbres, défend la vie d’un chêne et clame son amour pour une campagne respectée. « L’archipel du bocage est empli d’amour pour son île ». De temps à autre, il invite son épouse, Simone, à lire l’un ou l’autre des poèmes qu’il a sélectionnés.

Puis, à l’invitation de Gérard Cléry, il fait une intrusion dans sa longue carrière politique durant laquelle il a fait bâtir, à Guyencourt, une Maison de la poésie, du temps où il exerçait la fonction de maire. C’était sa fierté. Aujourd’hui il regrette la fermeture de cet édifice.

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Mode nuit… Article original

Source Télégramme Quimper

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