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Les ports de pêche de Cornouaille (ici, Le Guilvinec) se voient attribuer une enveloppe de 7,3 M€, dont un total de 4,5 M€ pour le renouvellement, l’entretien, la modernisation des ouvrages et outillages.

Les ports de pêche de Cornouaille (ici, Le Guilvinec) se voient attribuer une enveloppe de 7,3 M€, dont un total de 4,5 M€ pour le renouvellement, l’entretien, la modernisation des ouvrages et outillages. (Photo d’archives Le Télégramme)

La CCI métropolitaine a voté son budget prévisionnel pour l’exercice 2019 mardi soir, à Brest. Face à la nouvelle baisse annoncée de la ressource fiscale, la Chambre ponctionne dans son trésor de guerre. « Cette situation ne peut être pérenne », avertit la commission des finances.

« Alors que nous avions été élus pour un mandat de transition, nous voilà détenteurs d’un mandat de rupture », souffle Frank Bellion, président de la CCIMBO (Chambre de commerce et d’industrie métropolitaine Bretagne ouest), qui tenait, mardi, son assemblée générale tournante à Brest. « Dans un tel contexte, chacun aura compris que la Chambre doit repenser son modèle ». Ce contexte, c’est celui de la baisse continue de la TFC (Taxe pour frais de chambre), qui sert à financer les frais de fonctionnement des CCI en France. Sur le mandat précédent, elle avait fondu de 35 % au niveau national. Pour 2019, la CCIMBO table sur une ressource fiscale de 7,1 M€, à nouveau en baisse de 15 %. Le montant de la TFC devrait plafonner à 2,75 M€ en 2022 « 2,75 M€ ou zéro, c’est tout comme », proteste Frank Bellion.

« Pas l’intention de vendre des actifs

La cure d’austérité imposée par l’État n’est manifestement pas terminée. Dernière initiative en date : Bercy et l’Institut général des Finances vont demander à toutes les CCI de répertorier leurs diverses participations financières. L’idée : céder certaines participations pour équilibrer les budgets. L’inventaire doit être produit pour le 10 décembre prochain. Mais Frank Bellion prévient d’emblée : « Je n’ai pas du tout l’intention de vendre des actifs pour pallier la baisse de la ressource fiscale ».

Dans ce contexte, un groupe de travail a été mis sur pied par la Chambre afin, notamment, de préconiser des mesures permettant de réaliser de meilleures performances économiques ou des économies susceptibles de pallier la baisse des ressources fiscales. Les premières pistes devraient être présentées à la mi-décembre. « Il faut regarder les choses avec lucidité et optimisme : soit on se replie, soit on avance », exhorte Frank Bellion.

Plus de 7 M€ pour les ports de Cornouaille

Face à cette situation, la CCIMBO a dû adopter un nouveau budget rectificatif pour l’exercice 2018, réduisant la voilure sur quelques investissements. Le budget primitif 2019, lui, table sur 94 M€ de fonctionnement et 15 M€ d’investissements. Et voit certains les voyants clignoter : le fonds de roulement plonge de 3,3 M€, dont 2,35 M€ pour l’exploitation des concessions. « Cette situation ne peut être pérenne », prévient la commission des finances dans son rapport.

Côté investissements, les ports de pêche de Cornouaille se voient attribuer une enveloppe de 7,3 M€, dont un total de 4,5 M€ pour le renouvellement, l’entretien, la modernisation des ouvrages et outillages. Un volume conséquent, qui s’explique par le fait que la CCI démarre son contrat de délégation sur ces sites, et des investissements de 2018 qui ont été décalés. Le budget table sur une baisse des tonnages traités (- 415 000 €), qui serait toutefois « maîtrisée par une adaptabilité des moyens mis en œuvre ».

Un tiers de l’effort porte par ailleurs sur le port de commerce de Brest (2,5 M€) et la réparation navale (2,45 M€), pour des refontes et le maintien en condition opérationnelle. Dans ses projections, la Chambre anticipe une nouvelle baisse d’activité de la réparation navale, avec un chiffre d’affaires estimé en recul de près de 1 M€. « Cette situation provient du niveau d’activité qui reste insuffisant. Cette situation négative fait suite à une année 2018 déjà fortement déficitaire », décrit Thierry Bellagamba, pour la commission finances. Le budget primitif 2018 avait pourtant été bâti en prévision d’une hausse d’activité sur la concession… « L’avenir de la grande réparation navale à Brest risque de se poser si la situation économique négative se confirmait », alerte Thierry Bellagamba.

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Source Télégramme Quimper

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