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Lucide sur le début de saison ratée de Quimper, Grace Carter reste confiante sur les possibilités du groupe, cette saison, en Ligue A. 

Lucide sur le début de saison ratée de Quimper, Grace Carter reste confiante sur les possibilités du groupe, cette saison, en Ligue A. (Photo Matt Brown)

Touchée, comme toutes ses coéquipières et le staff, par le revers 3-1, samedi, à Marcq-en-Barœul, Grace Carter (29 ans) a repris l’entraînement lundi avec une farouche volonté de montrer que Quimper n’est pas à sa place en fond de Ligue A féminine (12e sur 14 équipes). La capitaine attend une réaction collective forte, samedi, face à Saint-Raphaël (8e).

Grace Carter, comment expliquer la lourde défaite à Marcq-en-Barœul ?

C’était un match important pour les deux équipes et ça s’est vraiment joué sur le mental (25-22, 23-25, 25-17, 25-13). Le score des deux derniers sets est sévère mais on a vraiment craqué sur des détails, des fautes individuelles. Elles ont réussi à élever leur niveau de jeu et pas nous. En perdant le troisième, on s’est crispé, on a forcé notre jeu, pas respecté le plan de jeu, alors qu’elles jouaient alors libérées.

Quelle était l’ambiance dans le vestiaire ?

Il y avait beaucoup de déception. Nous savions toutes le contexte de ce match, contre un adversaire direct, après quatre défaites et qui aurait pu nous permettre de prendre un peu confiance. On s’est tout de suite dit qu’il fallait changer notre façon de faire. Que chacune devait se regarder dans le miroir et trouve ce qu’elle devait faire de plus.

Des joueuses ont-elles pris la parole ?

Oui et c’était important de le faire. La performance au volley est liée à celle de ses partenaires et là, il y a un doute collectif à corriger. On a parlé de ça, c’est important de réussir à dire les choses.

On ne s’en sortira que grâce à nous

Après cette claque, comment avez-vous repris l’entraînement ?

On est revenue lundi comme si c’était une nouvelle saison qui commençait. Tout le monde est arrivé avec un nouvel état d’esprit de travail, motivé à l’idée de changer la situation. On sait que l’on ne s’en sortira que grâce à nous.

L’an passé, Quimper avait démarré la saison par cinq défaites mais on pensait l’équipe mieux armée cette saison…

Certaines fois, cela marche directement avec un nouveau groupe, parfois une joueuse porte son équipe et cache d’une certaine manière le travail collectif qu’il reste à accomplir, parfois il faut attendre un peu plus pour le déclic. Mais on ne baisse pas les bras car on sait qu’on a des capacités individuelles et toutes les composantes pour réussir. Il nous faut trouver le bon système pour jouer comme une vraie équipe. On est au moment où on doit y aller ensemble. On doit être plus lucides pour trouver les solutions dans les moments clés du match et ne pas s’enfoncer dans un cercle vicieux.

Vous êtes capitaine. Comment aider le groupe à retrouver confiance ?

On est plusieurs à avoir pas mal d’expérience : Pavla (Duspivova), Marième (Diagne), Saana (Koljonen), et dans une période compliquée, c’est à nous d’aider l’équipe. Cela ne viendra pas d’une seule joueuse mais je me sens la responsabilité de trouver le déclic, en étant positive, toujours motivée. En tant que sportive de haut niveau, je prends ça comme un challenge. Comme équipe, on sortira plus fortes de cette période difficile.

L’objectif des play-offs est-il toujours envisageable ?

Oui, toujours. Il reste 20 matchs et si pour cinq, il faudrait faire un exploit, il y en a 15 à notre portée pour aller en play-offs. Même si, aujourd’hui, on est juste concentré sur le match à venir et les points qu’il faut absolument prendre.

Saint-Raphaël (8e), à Chamalières (13e) et Béziers (6e). Ces trois matchs avant les fêtes seront déterminants, non ?

Le premier objectif, c’est Saint-Raphaël, samedi. Comment prendre des points, être présentes aux moments importants et gagner un set, puis un deuxième, puis le troisième ? Ces matchs avant Noël, c’est comme un mini-championnat. Ils peuvent nous permettre de construire en prenant des points à chaque fois, face à des adversaires directs.

Au milieu de cette série, vous retrouverez Marcq-en-Barœul, le 11 décembre, en Coupe de France…

(Elle sourit) Il faut prendre ce hasard du calendrier comme une chance d’effacer assez vite cette déception. Cela doit renforcer notre esprit d’équipe, nous permettre de prouver qu’on a les capacités de réagir. Je pense que ce sera un match intéressant, où l’on voudra prendre notre revanche. Mais, d’ici-là, on a deux matchs qui sont plus importants : « Saint-Raph’ » et à Chamalières !

Samedi (20 h), Quimper Volley 29 – Saint-Raphaël

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Source Télégramme Quimper

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About Louis MENARD Quimper

Animateur du Blog d'actualités sur Quimper en Cornouaille.

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