Municipales. La socialiste Isabelle Assih se lance

La socialiste quimpéroise, Isabelle Assih, a présenté sa candidature. Consciente d’être peu connue, la conseillère départementale veut en faire un atout « parce qu’une page politique - celle d’un ego face à un autre ego - doit se tourner à Quimper. Mon adversaire, c’est Ludovic Jolivet ».

La socialiste quimpéroise, Isabelle Assih, a présenté sa candidature. Consciente d’être peu connue, la conseillère départementale veut en faire un atout « parce qu’une page politique – celle d’un ego face à un autre ego – doit se tourner à Quimper. Mon adversaire, c’est Ludovic Jolivet ».

À un an et un mois des élections municipales de mars 2020, les choses se mettent en place à Quimper. La socialiste Isabelle Assih, conseillère départementale, vient de faire acte de candidature. Si elle est choisie par les militants, elle sera l’outsider face au maire sortant, Ludovic Jolivet.

Votre candidature est désormais officielle. Est-elle le fruit d’une longue réflexion ?

J’ai officiellement déclaré ma candidature mercredi. Le 7 mars, je la présenterai aux militants socialistes. Le 14 mars, ils voteront. Ce sont eux qui décideront. J’ai vraiment commencé à y penser l’été dernier. Auparavant, il y avait eu ce souhait de renouveau, à la fois de renouveau des personnes – même si je suis contre le phénomène du « dégagisme » car il y a des personnes d’expérience, de qualité – et aussi renouveau des pratiques. Et cet aspect me titillait depuis que je suis élue. Demain, on ne pourra plus faire de la politique comme hier. Il y a un souhait de meilleure représentation politique, qu’on voit à travers le phénomène des gilets jaunes. Le politique doit se mettre en phase.

Si vous êtes choisie, quelle stratégie allez-vous mettre en œuvre ?

L’idée est de rassembler le plus possible la gauche. Après le vote du 14 mars, nous irons à la rencontre de toutes les formations de gauche, dont les régionalistes, mais pas uniquement. Le but n’est pas de faire un alignement de partis, le but est de réunir des personnes autour de valeurs. Ce sera vraiment une liste ouverte. Et les valeurs, ce sont la solidarité, la transition écologique, le renouveau démocratique.

Vous êtes consciente d’être peu connue à Quimper ?

C’est sûr que ma candidature représente une offre totalement différente en terme de représentation de la Ville. Mais une maire pour Quimper, ça peut être une idée qui fera son chemin. Si les militants m’élisent, j’ai une année pour me faire connaître. J’ai prévu d’aller au devant des acteurs associatifs, économiques… On fera des réunions thématiques ouvertes aux habitants entre avril et juin pour construire un projet ensemble. Le fait d’être peu connue, c’est d’abord un désavantage, mais ça peut être un atout, parce qu’une page politique – celle d’un ego face à un autre ego – doit se tourner à Quimper. Ce qui me motive aussi, c’est l’alternance politique. C’est important que Quimper fasse l’alternance politique, car il y a un risque de repli sur soi. Il ne faut pas que Quimper prenne du retard en terme de développement

Quelle sera votre méthode si vous êtes élue ?

Je veux fédérer, pas brutaliser. Et déjà fédérer dans une équipe. Ne pas fédérer au sein d’une équipe, c’est se séparer de gens de grande compétence. Et au sein de l’agglomération, de la Cornouaille, je considère nos « voisins » comme des alliés. Le pôle métropolitain, qui est une bonne idée, sera à reprendre. Ludovic Jolivet n’a pas été bon avec Concarneau et c’est arrivé juste après les tensions qui ont suivi la fusion avec le Pays glazik

Votre goût pour la politique vous vient de votre histoire familiale ?

Je suis originaire de Plogoff. J’ai grandi avec des parents communistes, très engagés politiquement. Ma culture est très ancrée à gauche. La lutte contre les inégalités sociales, ça c’est mon ADN.

Vos premiers pas en politique ?

C’était pendant la campagne des municipales de 2014. Piero Rainero (élu municipal communiste, NDLR) est venu me chercher pour être sur la liste de Bernard Poignant. Cette année-là, j’ai adhéré au PS après les Européennes. Puis en 2015, Jean-Marc Tanguy est venu me demander de former un binôme pour les élections départementales. Et nous avons gagné devant Guillaume Menguy et Claire Lévry-Gérard. Pas mal pour une inconnue !

Qu’avez vous appris au sein de la majorité départementale ?

C’est assez nuancé. D’une part, j’ai découvert des politiques départementales qui me passionnent. La première, c’est l’insertion. J’essaie d’être très présente sur le canton, en lien avec les habitants, notamment pour les routes, en lien avec l’urbanisation de Quimper. Et puis, j’ai ma délégation « accès aux droits et aux politiques publiques », avec une très bonne équipe de pros. Seule, on n’est rien. Là où je suis plus nuancée, c’est le rapport au sein du groupe majoritaire et la façon dont chacun doit trouver sa place quand on n’est pas dans l’exécutif. Je pense qu’on peut responsabiliser davantage chaque élu d’un groupe. Je ne suis pas formatée. Moi, mon monde, c’est le travail.

Vous aviez appelé à voter Macron dès le premier tour de la présidentielle. Ça ne va pas jouer contre vous vis-à-vis de l’électorat de gauche ?

Je n’ai pas appelé à voter Macron, je l’ai parrainé, parce que je ne voulais pas de Fillon. Macron proposait aussi une nouvelle manière de faire de la politique. J’ai très vite été déçue. À partir du moment où il a nommé un premier ministre issu des Républicains, j’ai compris qu’il allait mener une politique de droite. Il n’y a pas d’homme providentiel. Je crois au collectif et je ne suis pas seule.

Comment est le PS au niveau de Quimper ? En aussi mauvais état qu’au niveau national ?

Au niveau de Quimper, le PS est au travail et déterminé. Il y a de nouvelles personnes qui viennent aux réunions. À défaut d’être socialistes, elles sont sympathisantes et ont envie de participer à cette campagne. Ça va être une belle aventure. On sait qu’on devra faire face à des choses dégueulasses, mais je vais y aller à fond. Mon concurrent, c’est Ludovic Jolivet.

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Mode nuit… Article original

Source Télégramme Quimper

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