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Mariage. Sa photo a fait le tour du monde

Mariage. Sa photo a fait le tour du monde

Spécialisée dans les photos de mariage, la Quimpéroise Gaëlle Le Berre, aujourd’hui exilée en Australie, a réussi l’exploit de faire parler d’un petit mariage de Plomelin (sud-Finistère) à travers le monde. Explications.

Ce cliché date de 2016, pris au château de Kerambleiz à Plomelin (sud-Finistère), après l’union de Sébastien et Simona, un jeune couple franco-italien vivant à Dubaï. « Un instant digne du Parrain, à l’italienne, sourit la photographe. La maman qui se ressert, l’oncle fatigué, la tante qui fait un karaoké et, derrière, un groupe d’Italiens et Français qui rigolent. C’est un vrai coup de chance de tous les avoir ».

Mariage. Sa photo a fait le tour du monde

Gaëlle Le Berre

La Quimpéroise évoque une scène de tous les jours à la Robert Doisneau, celui-là même qui lui a provoqué ses premiers émois photographiques à l’adolescence. Et pour ceux qui l’auraient reconnu, c’est bien le maire de Locronan, Antoine Gabriele, d’origine italienne, qui chante à l’unisson sur le côté.

Le mariage, ça jamais !

D’importantes associations mondiales de photographies de mariage (ISPWP, Fearless…) ne se sont pas trompées en primant ce cliché. « Fearless est l’une des plus grandes au monde, explique la photographe, pas peu fière. À chaque concours, ils reçoivent près de 10 000 photos et n’en choisissent pas plus de 200. Cette reconnaissance internationale, c’est un plus dans un milieu où il y a beaucoup de concurrence ».

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Ce n’est pas la première fois que Gaëlle Le Berre est récompensée pour ses œuvres. Elle a par exemple déjà été lauréate des "Photographies de l’année" et a reçu plusieurs distinctions au WPJA (Wedding Photojournalist Association) ou encore au Wep (World Elite Photographers). Un comble pour celle qui ne voulait pas entendre parler de photos de mariage. « Quand j’ai fait mes études en Australie, j’avais toujours dit : "le mariage, ça jamais !" Je trouvais ça complètement has been ».

De Quimper à Melbourne, en passant par les États-Unis et Londres

Après des études au Paraclet à Quimper et un an passé aux États-Unis à découvrir le pays, appareil photo en bandoulière, la jeune femme a souhaité mettre le cap sur l’Australie. « J’avais envie d’approcher la culture aborigène. Je l’ai toujours ce projet, d’ailleurs ». À Melbourne, elle passe des diplômes de photos appliquées. Avec, déjà, des prix. Mais en architecture. Retour en France en 2001, avec un mari dans les bagages. Tous deux emménagent ensuite à Londres, où elle décroche un emploi dans un laboratoire photo du centre de Soho. « Et quand j’avais moins de travail, je partais dans Londres à pied prendre un peu de tout. Avec l’appareil photo de mes grands-parents. Je développais et tirais les photos moi-même sur papier. C’est là que j’ai appris beaucoup de techniques ».

Mariage. Sa photo a fait le tour du monde

Nouveau retour à Quimper. Avec un bébé dans les bagages. En 2012, une furieuse envie de reprendre sa passion après son troisième congé parental la prend. Ce sera la photo de mariage. « Bon, depuis une quinzaine d’années, le reportage de mariage a extrêmement changé, sourit-elle. Ce ne sont plus des images figées, très plan-plan. On raconte une histoire. Je m’y suis retrouvée. J’ai une approche très naturelle avec les gens, j’aime partager avec les mariés, ils s’ouvrent à moi. Il y a un rapport de confiance. Je prends mon pied à faire ces reportages. Et ça marche bien ».

J’ai du mal à m’arrêter, c’est passionnant

Gaëlle a aujourd’hui une bonne centaine de mariages à son actif, principalement dans le Finistère et les départements limitrophes. « En règle générale, j’en fais entre quinze et 20 par saison. J’ai du mal à m’arrêter, c’est passionnant. Et très physique ». L’avènement du numérique et la concurrence des photographes en herbe ne semblent pas l’avoir bouleversée. « Il ne suffit pas d’appuyer sur le bouton. Et puis, il y a la manière de traiter les photos par la suite ».

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Depuis quelques mois, Gaëlle et sa famille ont remis le cap sur l’Australie. Les voilà installés à Melbourne. « La qualité de vie, les opportunités, l’ouverture pour les enfants qui ont double nationalité, explique-t-elle. Et puis cela me sort de ma zone de confort, c’est un challenge ». La Quimpéroise n’abandonne pas la France pour autant puisqu’elle reviendra au printemps pour la saison des mariages. En attendant, elle vient d’effectuer son premier mariage australien. « La grande différence avec la France, c’est que les mariages se terminent à minuit. Et il fait beaucoup plus chaud, ça me change de Quimper ».

Yves Madec

… Article original

Source Télégramme Quimper

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