Logements. Les enjeux de l’agglo

Christian Corroller, élu depuis 1995, maire de Plonéis depuis 2014, dans la continuité.

Christian Corroller, élu depuis 1995, maire de Plonéis depuis 2014, dans la continuité.

Le programme local de l’habitat (PLH) approuvé en ce début d’année par l’agglomération quimpéroise estime qu’il faudrait construire 4 500 logements supplémentaires dans les cinq ans. Un chiffre est proposé pour chacune des quatorze communes. « Raisonnable » pour Plonéis, peu réaliste pour Langolen. Illustrations.

Environ 150 logements nécessaires à Plonéis d’ici 2024 soit près de 25 par an. « C’est raisonnable », commente Christian Corroller. Plonéis, 2 392 habitants, affiche pourtant un objectif supérieur à celui de Plogonnec qui compte 3 141 habitants. Comment le maire explique-t-il cette dynamique ?

Un emplacement stratégique

« Cela date de 1995 et de l’arrivée de Pierre Le Berre et son équipe, commente le maire (Christian Corroller devient cette année-là adjoint aux finances). Il y avait seulement un embryon de lotissements avec 10 lots. Nous avons décidé d’accélérer d’autant que l’attractivité de la commune était portée par le contournement du bourg ouvert en décembre 1996. Contrairement aux craintes de ceux qui estimaient que le bourg serait déserté, il a retrouvé une tranquillité qui a participé à son attraction. Un peu plus tard, en 2008, l’inauguration du contournement nord-ouest de Quimper a été l’autre élément important. Les jeunes couples sont venus sur Plonéis intéressés par un prix du foncier accessible et un accès facile à l’ensemble du territoire cornouaillais pour le travail ». Christian Corroller donne une illustration de l’attractivité actuelle de sa commune. « Les maisons, cédées suite à des accidents de la vie ou des mutations professionnelles, se vendent très bien dans les lotissements, le plus souvent en quelques semaines, parfois en quelques jours. Cette facilité du marché peut d’ailleurs être un autre facteur incitatif pour investir ici ». Sans oublier l’assainissement collectif et le gaz naturel.

Le développement continue

Le développement de Plonéis a été fort et régulier depuis les années 2000 (près de 200 nouveaux logements entre 2006 et 2012). « Nous allons devoir modifier le Plan local d’urbanisme car nous arrivons à la fin des disponibilités de terrains, continue le maire. Il nous reste une dizaine d’hectares constructibles. En mars prochain, nous ouvrons un nouveau lotissement de 20 lots. Jusqu’à présent les lotissements étaient en gestion communale (à part deux privés). Cette fois c’est l’Opac de Quimper qui le prend ». « Le frein que nous avons aujourd’hui concerne le foncier. Nous sommes bloqués par la déviation au sud au-delà de laquelle nous ne voulons pas aller. Nous allons donc retourner vers le nord du bourg ».

Christian Corroller constate aussi que les services ont suivi l’augmentation de la population. « Dans les années 1990 nous avions perdu presque tous les commerces avec la fermeture de la dernière boulangerie. Aujourd’hui, il y a à nouveau une boulangerie-pâtisserie, une boucherie, un pharmacien, un dentiste, un kiné, une auto-école, une crêperie, un coiffeur. Nous avons un cabinet médical. Nous travaillons toujours pour faire venir un nouveau médecin ». Sans compter l’école avec 10 classes et 250 élèves. Plonéis est une des communes les plus jeunes du Finistère.

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Source Télégramme Quimper

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