Les métiers de l'été : à Concarneau, il pilote la plus petite croisière du monde

Jacques Desouches pilote le bac Concarneau-Lanriec. (©Côté Quimper) Cet été, actu.fr part à la découverte des métiers insolites, voire insoupçonnés ou presque disparus, de nos régions. Cinquième volet de notre série ce vendredi 12 juillet 2019 avec le portrait d’un pilote de bac. Elle est réputée comme la plus petite croisière du monde : à peine deux minutes ! Mais elle laisse souvent un excellent souvenir aux touristes de passage à Concarneau (Finistère). Ce jeudi de juillet, ils sont particulièrement nombreux à emprunter le bac du passage entre Concarneau et Lanriec. Jacques Desouches est aux commandes du Vachic : La saison a bien démarré ! Pour la fête de la musique, on a enregistré 4 000 passagers. Dimanche dernier, 1 000 personnes ont pris le bac entre 16 h et 19 h. » Lire aussi : Le Finistère compte quatre bacs pour assurer des liaisons rapides Quatre passeurs assurent ce service qui dépend de la mairie de Concarneau. Pendant l’année, le bac navigue de 8 h à 18 h 30. Du 1er juillet au 31 août, les allers-retours se prolongent jusqu’à 23 h. C’est la pleine affluence : le navire transporte 75 000 passagers en juillet et 90 000 en août. Sur l’année, le total avoisine 300 000 voyageurs. Coût de cette mini-croisière : 1 euro. Une étincelle dans les yeux La clientèle est variée : des vacanciers, des salariés, des étudiants, des écoliers… Jacques Desouches adore voir les enfants monter à bord avec une étincelle dans les yeux : J’ai eu exactement la même lueur lorsque j’ai pris le bac pour l’île de Ré pour la première fois, enfant. Peu importe la durée du trajet, on monte à bord d’un bateau. C’est un peu magique pour certains. 75 000 personnes prennent le bac en juillet. (©Côté Quimper) Jacques Desouches est devenu marin un peu par hasard. C’est plutôt un homme de la terre à l’origine. Ses parents étaient vignerons en Touraine. L’armée lui permet d’acquérir des brevets d’État en gym et natation et son diplôme de maître nageur. Il travaille dans le milieu des salles de sport puis intègre l’école maritime de Nantes. Son premier poste de marin sera… sur le navire à passagers qui assure la liaison entre Le Croisic et les îles de Houat et Hoëdic.  Après avoir obtenu son brevet de capitaine 500, il rejoint Concarneau qui recherche un passeur. C’était en 2003.  De plus en plus d’agressivité Jacques Desouches apprécie par dessus tout l’aspect relationnel de son métier : La plupart des gens sont très sympathiques. À part peut-être les Parisiens qui sont toujours stressés, même en vacances. Chez les étrangers, les Allemands sont les plus gentils. Malgré tout, Jacques Desouches déplore de plus en plus d’agressivité : « Il arrive que des gens viennent me prendre à parti dans ma cabine. Ça n’arrivait jamais auparavant. » Le passeur a donc toujours un œil sur les passagers. Il doit aussi surveiller les autres usagers du port, les courants, le vent… « Il faut être rigoureux et veiller à la sécurité de tous. » Il y a quelques années, le passeur s’est fait une belle frayeur vers 23 h : Un bateau de pêche était juste devant moi. Il a brusquement fait marche arrière. Il avait sans doute oublié quelques chose à quai. J’ai réussi à l’éviter de justesse. Ça aurait pu être dramatique. Un bateau électrique En juillet 2018, le bac Le Vachic a été accidenté par un bateau de la Marine marocaine. Résultat : presque une année de travaux. Fin juin, les passeurs l’ont enfin retrouvé : Ce navire électrique est formidable. Quel confort ! Finis les bruits et les odeurs de gasoil. Et je peux enfin écouter de la musique classique ! Infos pratiques Le bac du passage se prend tout au bout de la ville close de Concarneau et sur la place Duquesne, à Lanriec. Tarif : un euro.

Source: Cote Quimper
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