Quimper en Cornouaille

Le Blog de Louis MENARD

Louis MENARD
Quimper

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Mardi 9 juillet 2019, le tribunal correctionnel de Quimper a condamné un homme pour avoir frappé sa compagne enceinte. Photo d’illustration. (©Côté Quimper) Les violences faites aux femmes demeurent une réalité. Nouvel exemple mardi 9 juillet 2019 au tribunal correctionnel de Quimper (Finistère) où un homme était jugé en comparution immédiate pour avoir frappé sa compagne enceinte de quatre mois. « Je vais te crever et t’ouvrir le ventre »  Le couple vivait ensemble depuis octobre 2018 à Quimper. Leur relation se passe bien jusqu’au soir du 12 mai 2019 où une dispute éclate entre les deux concubins pour une banale histoire de PMU. L’homme a beaucoup bu. Sa compagne lui reproche d’avoir pris de l’argent dans la tirelire de ses trois enfants. Les insultes et les menaces fusent. Marie-Anne Kerisit, la présidente du tribunal, en lit un extrait relevé dans la procédure :  Monsieur, vous avez déclaré à votre conjointe « Je vais te crever », « Je vais prendre un couteau et t’ouvrir le ventre du bas vers le haut » tout en mimant le geste. Pendant le procès, le prévenu a nié toute menace de mort. Le 12 mai, l’homme de 37 ans reconnaît avoir porté un coup de pied dans les jambes de sa compagne. Cette dernière l’accuse aussi de l’avoir tirée par les cheveux et attrapée par le cou pour essayer de l’étrangler. Après cet épisode, l’homme passe la nuit dehors mais revient le lendemain. La présidente l’interpelle : « Pour vous, c’est normal de frapper quelqu’un qu’on aime ? »  La vie du couple reprend jusqu’à de nouvelles violences, le 4 juin 2019. Au petit matin, alors qu’ils sont encore au lit, la femme reçoit un coup de genou dans le bas du dos. Son médecin lui signifiera sept jours d’interruption temporaire de travail. Quatre jours plus tard, elle dépose plainte au commissariat de police de Quimper. 13 mentions au casier judiciaire  Son compagnon est arrêté, le 9 juin, alors qu’il se trouvait au domicile du couple. En état d’ivresse, avec un taux de 0,92 mg d’alcool par litre de sang. Devant le tribunal, il explique qu’il était venu chercher ses affaires. Il tente aussi de se défendre : Je ne suis pas méchant. Je m’excuse. Je m’en veux et j’ai honte. La victime reconnaît que les relations avec ses trois enfants (de 21 mois, 4 et 7 ans), nés d’une précédente union, se passaient bien avec son compagnon. Le couple attendait un bébé « surprise ». Ils avaient cependant pris ensemble la décision de le garder. Devant le tribunal, le prévenu – déjà papa de deux garçons de 15 et 4 ans – dit espérer avoir des nouvelles de l’enfant. « Je l’aimerai et je m’en occuperai. » Juste après ses propos, c’est la douche froide. La présidente Marie-Anne Kerisit rappelle les 13 mentions de son casier judiciaire entre 2002 et 2014 pour vols, falsification de chèques, escroqueries et violences conjugales. Le prévenu a été condamné à plusieurs reprises. Son dernier séjour en prison a pris fin en 2015. « Son casier, c’est un véritable roman », ironise Me Nathalie Tromeur, l’avocate de la victime. Maintien en détention et deux ans de prison  Me Hélène Guerricabeytia, l’avocate du prévenu, tente pour sa part de montrer que le dossier est vide. Que dans cette affaire, les menaces de mort ne sont pas matérialisées ni réitérées. Elle essaie de faire valoir que son client « n’est pas un saint mais que ce n’est pas une ordure ».  Pour preuve, il a une promesse d’une embauche en CDI dans un restaurant de Saint-Avold, en Moselle. Je suis prêt à me soigner et à en finir avec mes problèmes avec l’alcool. Pour cela, il faut me donner une chance de repartir à zéro. Le tribunal n’a pas été sensible à cette déclaration d’intention. Il a suivi les réquisitions de la procureure et condamné le conjoint violent à 2 ans d’emprisonnement dont un avec sursis et 2 ans de mise à l’épreuve. Avec maintien en détention à la maison d’arrêt de Brest. Cette peine est assortie d’une obligation de soins et de travail. Il lui est interdit d’entrer en contact avec la victime. 

Source: Cote Quimper
Il frappe sa compagne enceinte à Quimper : un an de prison ferme

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