Finistère : la lutte contre le braconnage de saumon s'organise

L’Office national de la chasse et de la faune sauvage dispose de 13 agents dans le département. Le braconnage du saumon Atlantique dans le Finistère est une réalité. Mercredi 7 août 2019, à Quimper, la fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique a souhaité alerter le grand public sur ce phénomène. Ses responsables l’invitent aussi  à participer à la lutte contre ces incivilités. Pourquoi maintenant ? La pêche du saumon Atlantique, dans le Finistère, obéit à une réglementation stricte. Cette espèce est la principale cible des braconniers. L’été est une saison propice. « Le niveau des rivières est plus bas, l’eau est plus claire et le débit, plus faible. Il est donc plus facile de repérer les poissons. Par ailleurs, cette année, les remontées de saumons castillons sont importantes », indique Mathieu Le Bouter, salarié de la fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique. Lire aussi : Châteaulin : l’anguille, espèce menacée, est observée à la loupe Quelles communes sont concernées ? Le 7 août, les responsables de la fédération ont donné une conférence de presse à Quimper, à proximité d’un spot bien connu des braconniers. Mais d’autres communes et cours d’eau sont touchés : la Laïta, l’Isole et l’Ellé à Quimperlé l’Aven à Pont-Aven l’Elorn à Landerneau la Penzé à Taulé le Queffleuth à Morlaix le Goyen dans le Cap Sizun Charles Noblet, le secrétaire de la fédération, observe : Généralement, les actes de braconnage sont pratiqués en milieu urbain et en pleine journée. Les auteurs n’essaient même pas de se cacher. Il s’agit parfois de personnes issues de la communauté des gens du voyage mais pas seulement.  Quel est le mode opératoire ? Un hameçon grappin est utilisé par les braconniers pour capturer le saumon. (©Côté Quimper) Pour attraper les poissons, les braconniers utilisent une canne à pêche. Le montage comprend un hameçon grappin, lesté d’un plomb. « Ils sont bien organisés et opèrent en groupe », relève Philippe Quillay, le chef de service de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONFCS) dans le Finistère. Il décrit : En amont, il y a ceux qui repèrent les poissons, équipés de lunettes polarisantes. Un peu plus loin, il y a des guetteurs et ceux qui capturent les poissons.  Dans le département, l’ONFCS dispose de 13 agents. Ils sont répartis en deux brigades à Quimper et à Landivisiau. Les peines encourues vont d’une amende (de 500 à 1 500 euros voire plus) jusqu’à la saisie du matériel de pêche et/ou du véhicule. Comment intervenir ? Face à des braconniers, Philippe Quillay recommande avant tout la prudence. « Lors de nos opérations, nous sommes quatre ou six agents. Il ne faut jamais intervenir seul. » Le 7 août, la fédération département pour la pêche a voulu attirer l’attention du grand public et l’inviter à signaler des comportements suspects aux abords des rivières. « Il faut faire cesser l’impunité », conclut Charles Noblet. Infos pratiques. Contact : 02 98 82 69 24 (ONCFS 29) ou l’Unité spécialisée en charge des poissons migrateurs au 02 97 73 66 35 .

Source: Cote Quimper
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