Ergué-Gabéric. La chapelle Ty Mamm Doué a retrouvé ses statues

Les deux statues ont retrouvé la chapelle Ty Mamm Doué, à Quimper. C’est dans un écrin verdoyant que se dresse la magnifique chapelle de Ty Mamm Doué à Ergué-Gabéric. Après quatre mois d’absence pour restauration, les statues de Saint Joseph et de Saint Corentin s’y laissent à nouveau admirer. C’est le résultat d’un long travail mené par la Maison du patrimoine, accompagnée d’Isabelle Gargadennec. La conservatrice des antiquités et œuvres d’art programme les restaurations du mobilier municipal. La Ville, maître d’œuvre, a financé les 8000 euros de restauration avec l’aide du Conseil départemental. 1,85 m de haut Ce travail a été confié à l’atelier nantais Arthéma restauration, auquel on doit les remises en état des statues de Saint Alor à Ergué-Armel, d’une Crucifixion à Sainte-Claire ou encore, du buffet d’orgue de Locmaria. Thiphaine Bouchot est chargée d’étude à l’atelier Arthéma restauration : Pendant quatre mois, deux restauratrices se sont appliquées à redonner l’éclat originel des sculptures.  Les statues sont passées par différentes étapes : dépoussiérage, traitement du bois, remise en état du décor peint, renforcement des parties sculptées ou comblement des pertes de matières, consolidation des parties assemblées comme les bras. Ces œuvres d’art ont retrouvé leur place dans le chœur de la chapelle Ty Mamm Doué, encadrant majestueusement le maître retable. On ne peut les ignorer. Elles impressionnent par leurs dimensions exceptionnelles : 1,85 m chacune (contre 1,50 m dans la statuaire traditionnelle). Elles datent toutes les deux du XVIIe siècle et présentent la grande singularité d’un faciès étiré qui n’est pas sans rappeler la peinture espagnole de l’époque. Influence espagnole Claire Montaigne, responsable de la Maison du patrimoine, convient de cette influence espagnole qui, diffusée par les gravures, est arrivée jusqu’ici. L’Atelier Le Déan à qui l’on doit de nombreux retables et sculptures dans le Finistère, pourrait avoir réalisé des statues. En l’absence de signatures ou d’archives, la naissance des œuvres garde son mystère. Reste que les deux œuvres sont parfaitement identifiées grâce à un programme iconographique bien connu. « Saint Joseph porte d’une main l’enfant Jésus qui tient le globe du monde qu’il va embraser de sa parole, décrit Claire Montaigne. L’autre main tient l’immense bâton fleuri de lys qui symbolise la pureté et la chasteté. C’est aussi l’image du bois sec qui renaît, prémisse de la Résurrection du Christ. » Lui fait face, en tenue d’évêque, Saint Corentin patron de Quimper. Il est reconnaissable à son poisson sculpté sur le socle.   Florence Édouard de Massol

Source: Cote Quimper
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